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title: "Concomitance des profils neurodivergents: l'éclairage de la recherche"
date: 2026-07-09T10:22:00-07:00
author: "editor@cohenhallowell.com"
canonical_url: "https://cohenhallowell.com/fr/media/concomitance-profils-neurodivergents-recherche/"
section: Article
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 BrainPulse™ · Adaptive Learning 

#  Concomitance des profils neurodivergents: l'éclairage de la recherche 

 

  09 juill. 2026 

 Recherche 

 

 

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 ## **Concomitance des profils neurodivergents: l'éclairage de la recherche**

En médecine, la comorbidité désigne la présence simultanée de deux affections ou plus chez une même personne. Transposée à l'apprentissage des personnes neurodivergentes, cette notion de concomitance décrit un phénomène que les chercheurs observent avec une constance frappante: les profils se présentent rarement isolément. Un apprenant chez qui une dyslexie a été repérée peut aussi présenter des traits attentionnels. Un adulte autiste peut composer avec un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) en plus de besoins sensoriels. Un élève qui reçoit du soutien pour une dyscalculie peut présenter une difficulté de coordination motrice non diagnostiquée. Les données, accumulées au fil de décennies de recherche, convergent toutes dans la même direction : une approche centrée sur un seul profil laisse la plupart des apprenants pour compte.

### **Le portrait chiffré**

Le chevauchement entre le TDAH et la dyslexie compte parmi les associations les plus étudiées du domaine. Germanò, Gagliano et Curatolo (2010) ont constaté que les deux profils coexistent dans 25 à 40 % des cas. Autrement dit, sur trois ou quatre apprenants ayant un TDAH, un présente aussi une dyslexie. La relation va dans les deux sens : la même étude a relevé des taux importants de TDAH chez les apprenants ayant une dyslexie.

Lorsque les chercheurs élargissent la perspective au-delà d'une seule paire, le portrait se complexifie encore. Dans une méta-analyse publiée en 2021 dans *Research in Autism Spectrum Disorders*, Rong et ses collègues ont établi qu'environ 40 % des personnes ayant un profil neurodivergent en présentent au moins un autre. Ce chiffre résulte de la mise en commun de dizaines d'études et de milliers de participants. Il décrit le centre de la distribution.

Une vaste étude publiée en 2025 dans *BMC Psychiatry* a renforcé ce constat: 53,9 % des adultes autistes ont aussi un TDAH. Plus de la moitié. Les chiffres concernant la dyscalculie se situent dans une fourchette semblable: le livre blanc de CohenHallowell (§ 4.3, 2026) cite des données selon lesquelles le TDAH et la dyscalculie coexistent dans 20 à 60 % des cas. En 2024, une revue parue dans *Frontiers in Neurology* (doi:10.3389/fneur.2024.1359955) a confirmé que le trouble développemental de la coordination (TDC/dyspraxie) coexiste avec le TDAH, l'autisme et la dyslexie. Tous ces chevauchements sont courants.

La méta-analyse de Rong indique également que le taux de cooccurrence à vie entre le TDAH et l'autisme avoisine 40,2 %. Pris ensemble, ces résultats mènent à une conclusion que le livre blanc de CohenHallowell (§ 4.3) énonce clairement: la concomitance constitue «la règle statistique plutôt que l'exception».

### **Les répercussions du chevauchement sur l'apprentissage**

Un apprenant qui présente un seul profil fait face à un ensemble précis d'obstacles. Celui qui en présente deux ou trois affronte une réalité plus complexe: des obstacles qui interagissent et se cumulent. Prenons l'association fréquente du TDAH et de la dyslexie. La dyslexie rend le décodage du texte lent et laborieux. Le TDAH rend difficile l'attention soutenue sur une seule tâche. Chez un même apprenant, un module d'apprentissage standard chargé de texte devient un véritable parcours du combattant. La matière est difficile à lire. L'effort de lecture, à lui seul, épuise le système attentionnel. Les deux profils ne font pas que coexister: ils interagissent.

La même dynamique se manifeste avec d'autres combinaisons. Un apprenant autiste qui a aussi une dyspraxie peut avoir besoin à la fois d'une structure prévisible et d'une interface libérée des exigences de motricité fine. Un apprenant doublement exceptionnel, c'est-à-dire à haut potentiel et aux prises avec une difficulté d'apprentissage, peut avoir besoin d'une matière stimulante sur le plan intellectuel qui tienne compte, en parallèle, du profil sous-jacent. Les données de prévalence montrent que ces situations constituent la norme.

Pourtant, la plupart des outils d'apprentissage et des mesures d'adaptation en classe sont conçus pour un seul profil à la fois. Une police adaptée à la dyslexie facilite le décodage, sans effet sur la régulation de l'attention. Le temps supplémentaire aux examens compense la vitesse de traitement, mais laisse entière la surcharge sensorielle. Une approche centrée sur un seul profil peut aider. Elle reste toutefois impuissante devant un apprenant dont l'expérience touche plusieurs profils. Or, selon la recherche, cette situation décrit la plupart des apprenants neurodivergents.

### **Une conception pour sept profils à la fois**

CohenHallowell a abordé ce problème sous l'angle de la recherche. Avant même l'écriture de la première ligne de code, les données étaient claires: une plateforme limitée à un seul profil passerait à côté de la majorité des personnes qu'elle devait servir. BrainPulse™ a donc été conçu pour adapter le matériel à sept profils neurodivergents simultanément: TDAH, dyslexie, autisme, dyscalculie, dysgraphie, TDC/dyspraxie et double exceptionnalité.

Cette décision de conception repose sur la recherche. Un apprenant qui sélectionne le TDAH et la dyslexie dans son profil reçoit un matériel reconstruit pour les deux: un rythme structuré pour soutenir l'attention, ainsi qu'une lecture axée sur l'audio et une navigation sans chronomètre pour contourner l'effort de décodage. Un apprenant autiste ayant aussi une dyspraxie obtient une interface prévisible et adaptée sur le plan sensoriel, assortie de zones tactiles assez grandes pour éliminer les difficultés de motricité fine. La prise en compte de ces combinaisons découle directement des données.

La question change alors de nature. «Quel profil unique cet apprenant présente-t-il?» cède la place à «Quelle combinaison de profils décrit sa façon de traiter l'information?» Un changement minime dans la formulation, mais considérable dans ses conséquences.

### **Les perspectives d'avenir**

Une hypothèse discrète sous-tend une grande partie des technologies d'apprentissage actuelles: chaque apprenant entrerait sagement dans une seule catégorie et recevrait un seul ensemble de mesures d'adaptation. La recherche sur la concomitance neurodivergente remet cette hypothèse en question à sa racine. Dans la littérature scientifique, le chevauchement occupe l'avant-scène. Il n'a rien d'une note de bas de page.

Reconnaître ce chevauchement rend la conception de l'apprentissage plus honnête. Cela suppose de cerner les besoins réels de l'apprenant, au-delà des prescriptions associées à une seule étiquette. Cela suppose de concevoir des outils assez souples pour gérer les combinaisons que les données décrivent comme courantes. Cela suppose enfin de faire de la concomitance le point de départ.

Telle est la perspective que CohenHallowell adopte pour BrainPulse™. La recherche a guidé la conception. En retour, la conception répond à la réalité décrite par la recherche.

 

 

 

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 Recherche 

 

 

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 ## **Concomitance des profils neurodivergents: l'éclairage de la recherche**

En médecine, la comorbidité désigne la présence simultanée de deux affections ou plus chez une même personne. Transposée à l'apprentissage des personnes neurodivergentes, cette notion de concomitance décrit un phénomène que les chercheurs observent avec une constance frappante: les profils se présentent rarement isolément. Un apprenant chez qui une dyslexie a été repérée peut aussi présenter des traits attentionnels. Un adulte autiste peut composer avec un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) en plus de besoins sensoriels. Un élève qui reçoit du soutien pour une dyscalculie peut présenter une difficulté de coordination motrice non diagnostiquée. Les données, accumulées au fil de décennies de recherche, convergent toutes dans la même direction : une approche centrée sur un seul profil laisse la plupart des apprenants pour compte.

### **Le portrait chiffré**

Le chevauchement entre le TDAH et la dyslexie compte parmi les associations les plus étudiées du domaine. Germanò, Gagliano et Curatolo (2010) ont constaté que les deux profils coexistent dans 25 à 40 % des cas. Autrement dit, sur trois ou quatre apprenants ayant un TDAH, un présente aussi une dyslexie. La relation va dans les deux sens : la même étude a relevé des taux importants de TDAH chez les apprenants ayant une dyslexie.

Lorsque les chercheurs élargissent la perspective au-delà d'une seule paire, le portrait se complexifie encore. Dans une méta-analyse publiée en 2021 dans *Research in Autism Spectrum Disorders*, Rong et ses collègues ont établi qu'environ 40 % des personnes ayant un profil neurodivergent en présentent au moins un autre. Ce chiffre résulte de la mise en commun de dizaines d'études et de milliers de participants. Il décrit le centre de la distribution.

Une vaste étude publiée en 2025 dans *BMC Psychiatry* a renforcé ce constat: 53,9 % des adultes autistes ont aussi un TDAH. Plus de la moitié. Les chiffres concernant la dyscalculie se situent dans une fourchette semblable: le livre blanc de CohenHallowell (§ 4.3, 2026) cite des données selon lesquelles le TDAH et la dyscalculie coexistent dans 20 à 60 % des cas. En 2024, une revue parue dans *Frontiers in Neurology* (doi:10.3389/fneur.2024.1359955) a confirmé que le trouble développemental de la coordination (TDC/dyspraxie) coexiste avec le TDAH, l'autisme et la dyslexie. Tous ces chevauchements sont courants.

La méta-analyse de Rong indique également que le taux de cooccurrence à vie entre le TDAH et l'autisme avoisine 40,2 %. Pris ensemble, ces résultats mènent à une conclusion que le livre blanc de CohenHallowell (§ 4.3) énonce clairement: la concomitance constitue «la règle statistique plutôt que l'exception».

### **Les répercussions du chevauchement sur l'apprentissage**

Un apprenant qui présente un seul profil fait face à un ensemble précis d'obstacles. Celui qui en présente deux ou trois affronte une réalité plus complexe: des obstacles qui interagissent et se cumulent. Prenons l'association fréquente du TDAH et de la dyslexie. La dyslexie rend le décodage du texte lent et laborieux. Le TDAH rend difficile l'attention soutenue sur une seule tâche. Chez un même apprenant, un module d'apprentissage standard chargé de texte devient un véritable parcours du combattant. La matière est difficile à lire. L'effort de lecture, à lui seul, épuise le système attentionnel. Les deux profils ne font pas que coexister: ils interagissent.

La même dynamique se manifeste avec d'autres combinaisons. Un apprenant autiste qui a aussi une dyspraxie peut avoir besoin à la fois d'une structure prévisible et d'une interface libérée des exigences de motricité fine. Un apprenant doublement exceptionnel, c'est-à-dire à haut potentiel et aux prises avec une difficulté d'apprentissage, peut avoir besoin d'une matière stimulante sur le plan intellectuel qui tienne compte, en parallèle, du profil sous-jacent. Les données de prévalence montrent que ces situations constituent la norme.

Pourtant, la plupart des outils d'apprentissage et des mesures d'adaptation en classe sont conçus pour un seul profil à la fois. Une police adaptée à la dyslexie facilite le décodage, sans effet sur la régulation de l'attention. Le temps supplémentaire aux examens compense la vitesse de traitement, mais laisse entière la surcharge sensorielle. Une approche centrée sur un seul profil peut aider. Elle reste toutefois impuissante devant un apprenant dont l'expérience touche plusieurs profils. Or, selon la recherche, cette situation décrit la plupart des apprenants neurodivergents.

### **Une conception pour sept profils à la fois**

CohenHallowell a abordé ce problème sous l'angle de la recherche. Avant même l'écriture de la première ligne de code, les données étaient claires: une plateforme limitée à un seul profil passerait à côté de la majorité des personnes qu'elle devait servir. BrainPulse™ a donc été conçu pour adapter le matériel à sept profils neurodivergents simultanément: TDAH, dyslexie, autisme, dyscalculie, dysgraphie, TDC/dyspraxie et double exceptionnalité.

Cette décision de conception repose sur la recherche. Un apprenant qui sélectionne le TDAH et la dyslexie dans son profil reçoit un matériel reconstruit pour les deux: un rythme structuré pour soutenir l'attention, ainsi qu'une lecture axée sur l'audio et une navigation sans chronomètre pour contourner l'effort de décodage. Un apprenant autiste ayant aussi une dyspraxie obtient une interface prévisible et adaptée sur le plan sensoriel, assortie de zones tactiles assez grandes pour éliminer les difficultés de motricité fine. La prise en compte de ces combinaisons découle directement des données.

La question change alors de nature. «Quel profil unique cet apprenant présente-t-il?» cède la place à «Quelle combinaison de profils décrit sa façon de traiter l'information?» Un changement minime dans la formulation, mais considérable dans ses conséquences.

### **Les perspectives d'avenir**

Une hypothèse discrète sous-tend une grande partie des technologies d'apprentissage actuelles: chaque apprenant entrerait sagement dans une seule catégorie et recevrait un seul ensemble de mesures d'adaptation. La recherche sur la concomitance neurodivergente remet cette hypothèse en question à sa racine. Dans la littérature scientifique, le chevauchement occupe l'avant-scène. Il n'a rien d'une note de bas de page.

Reconnaître ce chevauchement rend la conception de l'apprentissage plus honnête. Cela suppose de cerner les besoins réels de l'apprenant, au-delà des prescriptions associées à une seule étiquette. Cela suppose de concevoir des outils assez souples pour gérer les combinaisons que les données décrivent comme courantes. Cela suppose enfin de faire de la concomitance le point de départ.

Telle est la perspective que CohenHallowell adopte pour BrainPulse™. La recherche a guidé la conception. En retour, la conception répond à la réalité décrite par la recherche.
